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Viols en Guinée : Labé est la région la plus touchée

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En Guinée, la problématique du viol est devenue un fait récurrent au sein de la société. Pourtant, l’acte est condamné par le code pénal dans son article 268 de 5 à 10 ans et 10 à 20 ans lorsqu’il a entraîné une mutilation ou un viol sur mineure de moins de 18ans ou une personne dont la vulnérabilité due à son âge, à une déperdition mentale. Malgré ces dispositions légales, le viol en Guinée à encore du chemin devant lui a-t-on constaté dans nos enquêtes

Aujourd’hui, la population est victime de toute sorte de traitement notamment le viol dont plus de 95 cas de viol ont été enregistrés dès le premier semestre de l’année 2017 à Conakry selon les sources policières. Une situation atténuante de la victime vis-à-vis de la société. Mais, cet acte de viol préoccupe bon nombre de personnes d’être au centre afin d’assister les personnes victimes et poursuivre les bourreaux devant les juridictions compétentes. C’est le cas de Moussa Yéro BAH, activiste et présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DH). Pour elle, il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre au moins 3 cas au sein de son ONG.

« C’est une triste réalité de constater que dans le premier semestre de 2017, plus de 95 cas de viols ont été enregistré à Conakry. Je vous dis pratiquement, au niveau de notre ONG, il ne se passe pas une semaine sans que nous n’enregistrions au moins 3 cas de viols. Et ça c’est à tous les âges notamment les vieilles personnes les mineures qui sont les victimes des violences sexuelles. Le véritable travail que nous faisons sur le terrain est l’appui aux victimes. Ces appuis peuvent être non seulement financiers mais aussi social ».

Aux dires de la présidente de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains, sa structure mène des activités avec le service en charge de la protection du genre en Guinée. « D’abord il s’agit de porter plainte. Dans tous les commissariats et gendarmeries du pays, il y a des services comme l’OPROGEM (Office de Protection du Genre de l’Enfance et des Mœurs) qui aident les personnes victimes de viols. Mais Il y a des cas que nous accompagnons. Nous faisons un long chemin, après les gens viennent nous voir en décidant d’arrêter, qu’ils ne veulent plus continuer. Et là, je pense que les ONG sont en train de jouer un grand rôle dans ce sens parce que même une organisation peut prendre en charge un dossier même si la victime désiste. Ces derniers temps, nous avons malheureusement constaté des cas d’inceste où un père viole sa fille. Mais les gens n’en parlent pas », a-t-elle renchérit. 

La région administrative de Labé bat le record sur ce plan ces derniers temps. Sur le plan sociologique, cela s’explique par le fait que les sociétés « foutaniennes » sont très rigoristes. « Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de dénonciation parce que le viol est un acte auquel la société se jette dans le silence. Les sociétés « foutaniennes » sont des sociétés très rigoristes. Donc cela peut favoriser d’un certain point de vue, certains comportements déviants. Lorsque dans une société les individus n’expriment pas toute leurs pensées, leurs émotions et qu’on les amènent à réprimer certaines attitudes et sentiments qu’ils estiment d’ailleurs être à l’abri du regard sur les questions de sexualité, ceux-ci peuvent se déborder et se diriger vers la tentative de viol ou même la réalisation du viol réel sur des individus », a précisé M. Raymond Marie Augustin GNIMASSOU, sociologue.

Pour cet autre activiste des droits humains, les sanctions qui sont infligées aux présumés auteurs de viol dépendent de la gravité des actes commis en tenant compte de l’appréciation des juges car en matière pénale, il y a toujours la situation atténuante et aggravante. « A l’article 268 du code pénal, c’est puni de la réclusion criminelle de 5 à 10 ans et 10 à 20 ans lorsqu’il a entraîné une mutilation ou une infirmité fermement et lorsqu’il est commis sur une mineure de moins de 18 ans ou sur une personne dont la vulnérabilité est dû à son âge, une maladie ou déperdition mentale. Et à l’article 269, le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbaries ou lorsqu’il a entraîné la mort de la victime. Et l’article 270 précise que la tentative de viol est punie comme le viol lui-même », a expliqué Abdoul Aziz DIALLO, responsable à Amnesty International et professeur de Droit dans les universités guinéennes.

La justice doit être forte dans toutes les affaires malsaines en Guinée. Dans tous les pays où la justice est forte, les gens se méfient pour ne pas qu’ils ne se rendent justice eux-mêmes selon nos interlocuteurs.

Dansa CAMARA

Mamadou Adama BARRY

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