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POPULATIONS DE SANGAREDI, Des revenus à double facette

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Depuis l’implantation de la société CBG et l’augmentation rapide de la population à Sangarédi, les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Cette situation s’explique par le coût élevé des aliments de première nécessité et des services de proximité

«On fixe le prix en fonction du niveau de vie des travailleurs de la compagnie des bauxites de Guinée et la population de basse classe en souffre », c’est  avec ce ton que s’exclame Aboubacar SYLLA, citoyen de Sangarédi. Zone ordinaire certes mais l’installation de la CBG dans cette zone l’a permis de devenir un pôle attractif pour les autres préfectures et sous-préfectures de la localité. D’une population estimée à plus de 150.0000 habitants, la ville de Sangarédi est située au nord-ouest de la Guinée.

Contrairement à ce que beaucoup estiment, cette ville regorge elle aussi des pauvres et cela en grand nombre. ‘‘Être pauvre est dur  mais être pauvre dans un pays de dollar c’est vraiment le tréfonds de la pauvreté’’ disait Dr sWilliams Edouard Du Bois. Pour lui, quand on est pauvre mais on vit parmi les pauvres rarement on se rend compte de notre pauvreté alors que le contraire on est obligé de se soumettre au mode de vie des riches. Abdourahmane Barry est vendeur dans une boutique de la place « Je suis venu dans cette ville en 2013 mais depuis là j’accrois mon chiffre d’affaire grâce aux ventes que j’effectue tous les jours. Je vends un sac de riz de marque Bengladesh à 275000GNF, un sac de riz blanc à 240.000GNF. Ce prix est unique pour tous les clients pauvres comme riches », nous a-t-il confié

 Au marché de la ville, les pères et mères de famille (pauvres) se plaignent jour et nuit de cette situation. D’autres activités sont donc entreprises par les plus malins pour gagner le petit pain. «Je travaille en contrat à durée déterminée avec les sociétés en sous-traitance à la CBG mais il arrive beaucoup de fois que je sois libre. Donc je profite de ces moments pour donner des cours dans certaines écoles privées de la place cela pour me permettre de subvenir aux besoins primaires de ma petite famille » se lamente Aboubacar SYLLA avec un ton de pitié.

La situation de M. SYLLA comme celle de ses paires de la localité donne raison au vieil adage africain qui dit ‘’qu’on peut bien vivre au bord d’un fleuve et mourir de soif’’. Dans les villes minières en général, la situation des pauvres est souvent reléguée au second plan voir même dans l’oubliette et les concernés aussi se contentent de cela comme s’ils ne pouvaient pas la renversée.

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