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L’insalubrité à Conakry: un casse-tête de tous les temps

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Il est 06h30 à Dabondy, un quartier situé dans la commune de  Matoto. C’est le moment idéal pour les gens de se débarrasser de leurs ordures quels que soient le lieu et la manière. Tout près, une femme habillée en robe grise et qui porte un sac d’ordures va tout droit vers la voie publique. Arrivée, entre le pont la chaussée, elle regarde à gauche et à droit, puis se débarrasse là du contenu de son sac et repart aussitôt vers chez elle. On tente de lui poser des questions, mais elle dit ne pas être disposée à nous parler.

  Entre temps, c’est un groupe de femmes et d’enfants que nous voyons sortir de toutes les ruelles environnantes. Ils sont chargés chacun d’un sac ou d’un récipient contenant des ordures. Ils s’en débarrassent au même endroit sans aucune gêne. Une jeune adolescente accepte, elle, de se confier à nous. Elle déclare : « Les gens viennent tôt le matin verser les ordures parce qu’ici, c’est la route. La journée, on peut avoir honte de faire de telles choses devant les passants ».

 Si à Dabondy les habitudes peinent à changer, à Matoto-Marché, la situation s’est nettement améliorée. Sur place, un conteneur poubelle est posé. Il est 16h40 minutes, arrive un jeune garçon habillé en pantalon noir et t-shirt rouge. Avec un sac d’ordures, il prend soigneusement le temps de monter l’échelle et verser le contenu dans la poubelle. Selon lui, si les camions de ramassage restent réguliers dans l’enlèvement des poubelles et que tous fassent comme lui, le marché de Matoto ne sera plus salle. Moussa kanté, environnementaliste résidant à Dabondy, affirme que pour assainir la ville, les autorités doivent mieux organiser la société.  Pour rendre la cité propre, explique-t-il, les autorités doivent créer des groupements d’assainissement dans chaque secteur.

 Dans la stratégie, ces groupements qui sont près des foyers pourront contrôler les petites poubelles dans chaque concession et régulièrement. Ces personnes formées dans ce sens participeront à la pré-collecte et à l’acheminement des ordures vers les dépotoirs. Quand cela est fait, Conakry va changer de visage.

Moussa KEITA

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