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Fodé Tass SYLLA « un journaliste mal formé est un criminel dangereux parce qu’il met le feu à la patrie »

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En prélude de son évènement, la structure CROSS-COM a conféré avec les hommes de médias ce samedi 10 mars à Coléah. Objectif, détailler le déroulé de cette première édition du salon professionnel des medias et de la communication qui se tiendra les 14 et 15 mars 2018 à Conakry.

En présence de plusieurs medias, la commissaire de l’évènement Madame KONE Adèle CAMARA a d’abord commencé à rappeler en quelques mots le pourquoi de ce salon professionnel des médias. Car se sont les medias qui assurent la campagne de tous les grands évènements.

« La Guinée compte aujourd’hui une cinquante de radios privées, plus de cinq télévisions, 41 agence de communication. Donc nous nous sommes dit, il fallait créer un cadre de concertation pour que ces télés, radios, ces agences de communication se retrouvent pour débattre des problématiques qui nous intéressent, » déclare-t-elle.

Pour la qualité et la réussite de cette première édition,  selon la commissaire de l’évènement, au cours de ces deux jours, trois volets seront au programme : «D’abord il y’a un volet conférence atelier, l’inscription est gratuite…, y’a un volet exposition pour les entreprises qui veulent la visibilité vous pouvez prendre un stand et exposer votre savoir-faire…, enfin nous avons invité trois formateurs, il y’aura trois formations en management, une autre sur la conduite du projet, et une troisième sur le marketing digital,» précise Adèle CAMARA afin de donner un contenu et un tonus à ce salon.

Pour sa part, le directeur de la télévision nationale Fodé Tass SYLLA, a mis singulièrement un accent sur la formation et la responsabilité des jeunes journalistes fraichement sortis des écoles du journalisme.

« Le souci aujourd’hui des dirigeants des médias guinéens, c’est de pouvoir un laisser une pépinière formée professionnelle et responsable. Avec la multitude de sources, des réseaux sociaux à la télévision, le souci pour nous c’est de laisser pour la Guinée et pour cette patrie une presse professionnelle responsable», affirme-t-il

En guinée, rares sont les patrons de presse qui s’investissent  dans la formation continue de ses employés, à plus fortes raison leur accorder un salaire qui correspond à la valeur de l’énergie abattue. Pour cela le Directeur de la RTG rappelle  ces responsables des medias.

« Les medias guinéens bénéficient actuellement moins de formations, nos jeunes sortent des écoles de journalisme  guinéen et ils sont immédiatement lancées dans les medias. Ils sont utilisés par nous les dirigeants des medias privés ou publics sans leur garantir d’abord quelque chose de respectable comme entretien, mais surtout sans avoir le souci d’augmenter leurs connaissances pour pouvoir affronter le monde du travail d’ici et d’ailleurs», précise Fodé Tass SYLLA.

Le directeur général de la télévision nationale a signalé ‘’qu’un journaliste mal formé est un criminel dangereux parce qu’il met le feu à la patrie ’’.

Reste à savoir si les patrons de presse saisiront cette première édition du salon professionnel des médias qui n’a autre que de booster la compétence, la connaissance et le savoir-faire des Hommes de médias.

Moussa Keita

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