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SYSTÈME ÉDUCATIF GUINÉEN, une préoccupation qui reste à désirer.

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L’éducation, c’est bien sûr l’élément incontournable de toute problématique nationale de développement économique et social pour tout pays qui veut le sérieux.

A l’instar des différents pays au monde, la Guinée n’en fait pas exception. Mais, que retenir ?

Jetons un petit coup d’œil à ces données statistiques : une étude du programme d’ajustement structurel de l’éducation (PASE) faite tout récemment montre que la qualité de l’enseignement guinéen en début de cycle primaire (CP2) se situe dans la moyenne des autres pays francophones, notamment la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal. Avec un score légèrement inférieur en français et supérieur en mathématique. Cependant, les résultats pour la fin du cycle(CM1), montre une relative faiblesse du niveau d’apprentissage dans toutes les deux matières (français et mathématiques).

Avec 12,5% du PIB qui représente les ressources internes publiques du pays, contre 21% dans les autres pays de la région, la Guinée dispose un volume global de ressources moins favorables à la mobilisation des moyens pour les secteurs sociaux dont l’éducation. De surcroit, la politique nationale intersectorielle est également défavorable au secteur éducatif : 17% au total des dépenses budgétaires annuelles sont allouées dans l’éducation, parallèlement à 19% de valeur moyenne pour certains pays africains.

Dans la politique sectorielle, à mon avis, c’est vraiment insuffisant : 41% du budget total du secteur soit 0,86% du PIB national. Contrairement aux autres pays africains qui varient de 35 à 66% et 44% dans les pays le plus performants.

Une rémunération moyenne qu’est égale à 2,7 unités du PIB par habitant. Les enseignants guinéens se situent parmi les moins bien payés du continent. Par conséquent, la machine d’enseignement se voit confrontée à des épines : problème de recrutement, de motivation et d’éthique dans la pratique de la restitution du savoir.

Malgré un système éducatif relativement peu cher (coût unitaire de 8% du PIB par habitant seulement), les écoles privées sont beaucoup plus nombreuses que celles publiques : 85% des écoles sont privées (scolarisant 53% des élèves des villes).

Une politique de réforme du système éducatif, porteuse d’espoir

Après plusieurs années de réformes dans le système éducatif qui laissent toujours des insuffisances sur l’éducation et la formation des jeunes, l’actuel gouvernement de la 3ème République affiche des politiques nourries d’espoir. Dans son programme ‘’Education pour tous’’, le ministère de l’éducation envisage 20% du budget national dans l’éducation dont 50% pour l’éducation de base (pré primaire et primaire)

Une réduction drastique des taux de redoublement et d’abandon par une stratégie (avec l’introduction des sous cycles au sein desquels le redoublement n’est pas autorisé) visant à réduire la proportion des redoublements à 5%.

Augmentation du salaire moyen des enseignants pour réduire l’écart  de rémunération entre contractuels et fonctionnaires. Mettre en place des primes d’éloignement à l’attention des enseignants affectés dans les zones difficiles…

En revanche, même si la volonté affichée nous assure de la faisabilité financière de ces réformes, elle ne nous garantit pas les résultats dans l’amélioration du niveau des acquisitions scolaires. Car l’amélioration de la gestion pédagogique qui est la capacité du système à assurer dans les écoles une transformation efficace des moyens en résultats est indispensable pour atteindre l’école de qualité pour tous.

Mamadou Adama BARRY

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