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Groupe Scolaire Molaka, une école souffrante

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La construction des écoles qui ne sont pas dans les normes constitue un handicap sur l’éducation guinéenne. C’est le cas du groupe scolaire Molaka, situé à Kountia nord, dans la préfecture de Coyah. Les conditions d’études des enfants dans cet établissement restent à désirer pour former des cadres du pays.

Pas d’enseigne, des rideaux attachés à la porte d’entrée, des élèves assis par ci et par là, des murs fissurés, des bancs superposés, une odeur nauséabonde dans les toilettes, de la  poussière également, telle est l’état du groupe scolaire Molaka depuis sa création.

Mohamed Lamine CAMARA, fondateur de cette école nous livre les conditions dans lesquelles il se trouve : «Depuis la création de cet établissement le 03 octobre 2013, je rencontre beaucoup des difficultés notamment pas de matérielles didactiques, le problème de recouvrement du fait que les parents n’ont pas assez des moyens. Donc, des fois il faut attendre jusqu’au 10 ou 20 et d’autres même peuvent faire deux à trois mois sans payer la mensualité des enfants», a – t – il déclaré.

vue de l’intérieur

Les élèves apprennent dans des conditions très difficiles. Ils sont mis dans des salles de multigrade. Le fondateur revient sur les raisons de cet état de fait : «Nous sommes obligés de rassembler les élèves parce que nous n’avons pas suffisamment des salles de classe et du personnel d’enseignant. Je vous dis chez nous ici on ne forme que de la 1ère en 4ème année seulement. De plus, je l’ai décidé car l’enseignement c’est un métier que j’ai longtemps aimé».

Quant aux élèves, ils se disent satisfaits de la formation qu’ils reçoivent dans cet établissement. Nana BANGOURA est chef de classe de la 4ème année: «Nous apprenons bien ici seulement les élèves viennent toujours en retard dans la mesure où il y a des travaux domestiques à faire avant d’être à l’école», a – t – elle martelé.

L’enseignement est devenu un moyen pour subvenir à des besoins primaires. Cet enseignant nous confie qu’il est ravi du fondateur dans ses actions, Naby Laye CAMARA : «Les conditions d’études sont en place pour enseigner les enfants, parce que moi personnellement je suis mieux payé par mon Directeur. Donc, je dirai que nous travaillons un peu dans le bon sens».

Le constat révèle qu’il est difficile de faire la différence entre cette école et des lieux qui sont à l’abandon. Au groupe scolaire Molaka, l’environnement et les conditions d’études ne sont pas appréciables, mais dans les interventions, tout semble aller bien.

Mamadou Adama BARRY

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