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CENTRE NAFA: un secoureur à secourir

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Le centre NAFA de Forécariah opère bien dans les conditions difficiles. Ce levier de l’éducation juvénile exerce ses compétences entre l’engagement et l’insuffisance.
NAFA est un centre relevant du Ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation. Ce centre opère dans le domaine de l’alphabétisation et d’apprentissage du métier comme la couture et la saponification. Situé dans le même quartier que la mairie et la préfecture, le centre NAFA est installé à Forécariah il y’a plus de 10 ans. Cependant, les conditions dans lesquelles il est actuellement est

Le centre NAFA vue de l’intérieur

précaire. Ce centre de trois bâtiments abrite les salles de classes de première année, de la deuxième, et de troisième, contenant des dizaines d’apprenants et apprenantes. Le centre est non clôturé et les bâtiments sont dans un état de délabrement avancé. Les tôles de la toiture sont rouillées et desserrées en laissant à découvert des charpentes qui plantent le décor tristement. Les murs troués à la peinture sans éclat témoignent de la rareté de rénovation. Le centre formant et éduquant des dizaines d’enfants et adolescents relève pourtant d’un Ministère qui ne cesse de clamer à rythme constant la construction de millier de classes à travers le pays. Selon la Directrice générale adjointe, Les missions d’inspection sont fréquentes et donc elles assistent continuellement à cette altération infra-structurelles. En dehors de la dégradation des bâtiments, autres problèmes sont encore présents. C’est le cas de l’insuffisance des tables bancs par rapport au nombre d’apprenants qui croit de plus en plus. Le problème d’abandon de classe par les apprenants Pour des raisons non exactement justifiées. Ce dernier cas de figure concerne généralement des filles dont certaines abandonnent carrément après l’inscription et d’autres se mettent conditions, le centre NAFA a formé des dizaines d’enfants et forme des dizaines encore aujourd’hui. L’une d’elle déclare « Je me suis inscrite dans ce centre par ma propre volonté, J’apprends la couture et j’espère mettre en place un atelier après ma formation dans ce centre. » A déclaré Mariame CAMARA apprenante au centre NAFA depuis 2ans.
Mais les apprenantes à la sortie ne bénéficient d’aucun suivi leur permettant de réaliser ce qu’ils ont appris. Aujourd’hui, aucun projet réalisé par un fruit de ce centre dans le cadre des formations réussies n’est encore constatable dans la localité ; pour la directrice adjoint et animatrice, il n’existe même pas. A noter que la plupart de ces apprenants proviennent des familles pauvres qui ne comptent que sur ce centre pour l’éducation nécessaire et appropriée de leurs enfants. Les centres de ces genres souffrent aussi de pression sociale, surtout chez les apprenants qui se voient souvent considérés comme inférieurs aux élèves des écoles normales. Dans la sous préfecture de Maferinya par exemple, un centre dans le même cadre que celui-ci s’est vu étiqueté de l’expression ‘’centre lokhou-lokhou, qui signifie contextuellement en sosso centre de vieilles fille. Cette stigmatisation a baissé le rythme de fréquentation du centre, qui a finalement fini par fermer les portes pour des raisons non encore complètement connues. A Forécariah, les autorités doivent s’intéresser a ce centre car la ville subit de nos jours une montée de délinquance juvénile sans précédant. Mohamed CAMARA journaliste de la radio rurale de Forécariah exprime ses points de vue sur base d’une observation au quotidien. Forécariah n’est plus comme avant. Ici la jeunesse est complètement déroutée. A-t-il déclaré. Voyant son mode d’opération, le centre NAFA est une véritable base-arrière pour la lutte contre l’éducation de la rue, qui reste pourtant de nos jours à la merci de la dégradation infra structurelle.

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