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SIDIBE le créateur : ‘’En Guinée, pour être une grosse tête de la musique, il faut se doter d’une structure digne de nom’’

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L’artiste Noua Camara alias Sidibé le créateur a accordé une interview à la RJG-TV, dans laquelle il évoque quelques problèmes qui assaillent  le secteur de la culture en Guinée et ses nouvelles perspectives.

RJG-TV : présentez- vous à nos lecteurs ?

 SIDIBE le créateur : Je suis Noua Camara connu sur le nom Sidibé le créateur artiste Guinéen évoluant dans la musique traditionnelle. Sidibé c’est le nom de mon homonyme car depuis mon enfance les gens ont pris l’habitude de m’appeler avec.

Pourquoi as-tu choisi la musique ?

 Au faite je l’ai héritée de mon homonyme qui était artiste et comme mes parents n’avaient pas les moyens pour me soutenir dans mes études, je me suis aussitôt lancé dedans depuis à bas âge. En plus souvent je recevais des messages dans mes rêves et je me suis dit que la meilleure façon pour moi serait de matérialiser mon objectif malgré que je puisse me heurter à de multiples difficultés mais bon c’est aussi les aléas de toute vie professionnelle.

 Combien d’albums as-tu sur le marché guinéen?

       J’ai deux albums sur le marché de disques. Je vous avoue que leurs réalisations m’ont couté très cher sur le plan technique parce que le premier a été produit par l’un de mes petits venant de l’extérieur et le second par une généreuse Dame mais tous avaient subis une mauvaise promo avant et après la dédicace. En Guinée, pour être une grosse tête de la musique, il faut se doter d’une structure digne de nom, car si celle-ci n’est pas animée d’une ambition sans précédente, l’artiste ne pourrait pas atteindre ses objectifs en court terme. C’est le cas de la structure musique sans frontière de mon frère Mohamed James KAMISSOKO alias Azaya aujourd’hui, je suis en train de mettre les bouchers-double avec l’appuis de mon nouveau manager à nettoyer celle qui est en place avant de faire appel à une nouvelle expertise. Et noter aussi que les albums ont été bien consommés par les mélomanes. Mais j’étais avec des gens qui ne pensaient qu’à leurs intérêts. Comment pouvez-vous être manager d’un artiste sans penser à son lendemain ?

Après deux albums sur le marché guinéen est-ce que vous avez as d’autres projet d’album ?

     Bien sûr, je suis même en train de travailler sur le troisième album et les préparatifs vont à bon train. Mais je ne serais vous dire à quand il sera disponible parce que pour un album de qualité aujourd’hui en Guinée il faut travailler dure avant son obtention. Je vous rassure que cet album sera à dimension internationale car avec deux albums je me dis que j’ai une expérience pouvant m’aider à obtenir mes objectifs.

Quelles sont vos relations avec les autres artistes guinéens ?

 Une parfaite relation me lie à la plupart des artistes guinéens car sans collaboration des pairs on ne pourra pas évoluer de façon normale. J’ai fait un feacturing avec l’artiste Lévi’s Bobo dans mon second album.

Si le nouveau Ministre de la culture vous consultait en vue de trouver la solution pour que l’art guinéen pusse nourrir son homme, quelle serait votre réaction ?

J’allais dire au Ministre d’organiser une assise nationale pour la culture et demander au BGDA de veiller sur les artistes sans démagogie sur les droits d’auteurs et créer une unité de lutte contre le piratage des œuvres artistiques. En plus créer des centres culturels et renforcer les liens entre tous les intervenants du département.

Vos mots avant de rendre la clef des champs.

D’abord, je remercie la RJG-TV pour son travail car nous avons besoins des médias comme vous pour parler de la culture sans démagogie et également à tous mes fans dont entre autres : M. Aboubacar Bobody, le staff bon enfant de Tombolia, Mme Fofana et Linguère. Je donne rendez-vous à tous mes fans le 8 octobre 2017 à Fougou-Fougou.

Interview réalisée par Sayon CAMARA

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