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Aly KOMANO, un handicapé qui a transformé son handicap en une qualité Journée mondiale des handicapés : Comment Aly KOMANO a dominé son handicap?

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A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré ce dimanche, 03 décembre 2017, la 25ème édition de la journée internationale des personnes handicapées. Le thème retenu cette année est : «Ensemble, investissons pour libérer l’immense potentiel des personnes handicapées ». Votre quotidien est allé à la rencontre d’un jeune qui a transformé son handicap en une qualité. Aly KOMANO est ce jeune qui s’est retrouvé un bon matin dans cet état en Sierra-Leone alors qu’il n’est pas né handicapé. Son handicap ne l’a pas empêché de faire de brillantes études. Il a réalisé certains de ses rêves mais, il en a plusieurs autres dont : mettre en place un journal satirique, une école…

Rencontré ce lundi, 4 décembre 2017 dans la cour de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication(ISIC)de Kountia, il a accepté de nous raconter son parcours de Kissidougou où il a fait ses premiers pas à l’école à Conakry où il a fait ses études supérieures en Journalisme. «C’est dur, mais il faut le dire, mon père ne voulait que j’étudie. Pour un début, il m’a confié à un oncle paternel forgeron, mais mon rêve, c’était d’étudier. Donc, quand mon père partait au champ, je quittais clandestinement mon maître-forgeron pour aller m’asseoir avec mon ardoise que j’avais ramassée, devant la classe où étudiaient mes camarades.  L’enseignant, M. Boniface Koundou TOLNO que je remercie de passage, a commencé à s’intéresser à moi. Jusqu’en 4è année j’étais auditeur-libre en classe. C’est en 5è que mon oncle maternel et cet enseignant ont forcé mon père à m’inscrire, il a accepté mais avec des réserves. Après mon inscription, j’ai continué ma formation. J’ai décroché mon examen d’entrée en 7e puis le BEPC dans ma sous-préfecture avant de rejoindre Kissidougou où j’ai décroché mon BAC », martèle-t-il.

Son départ de Kissidougou pour ses études supérieures à Conakry a marqué sa vie. «A mon arrivée à Conakry, j’ai été dans un premier temps rejeté par des responsables de l’Institut. Comme je n’avais pas une famille où habiter, je suis venu cohabiter avec les gardiens de l’Institut. Ce que le DG n’a pas apprécié et il l’a fait savoir aux vigiles en leur demandant de me mettre à la porte. J’ai dû forcer la situation pour m’imposer finalement. Cela m’a poussé à redoubler d’efforts pour prouver à ces gens qu’ils ont tort de me stigmatiser. Finalement, j’ai réussi le coup et terminé major de ma promotion malgré mon handicap, avec mention « Excellent» », ajoute-t-il.

Alors que certains handicapés considèrent leurs handicaps comme un frein, lui, il voit les choses autrement. «Je pense que le handicap est un état d’esprit. Tout se passe dans la tête, Dieu peut te priver d’un membre, mais il peut te donner une qualité. C’est cette qualité qu’il faut exploiter au lieu d’aller dans les rues pour mendier ».

Plus loin, KOMANO estime que certaines familles encouragent la mendicité, au lieu d’envoyer leurs enfants handicapés à l’école ou apprendre un métier, elles font d’eux un fonds de commerce ou de subsistance.

Pour finir, il  demande à l’Etat de s’intéresser concrètement  aux handicapés qui  ont terminé les  études et ceux qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Il n’a pas manqué  d’appeler ses amis à transformer leurs  handicaps en une qualité pour  contribuer  au développement  de leur pays.

avec Espace fm

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