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CCFG : une journée pour revivre les œuvres du père fondateur de l’alphabet n’ko

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‘’Les Etats généraux de l’alphabet N’KO au cœur de la journée solomana KANTE’’ c’est le thème qui a réuni plusieurs éducateurs de l’écriture n’ko au Centre Culturel Franco-Guinéen ce dimanche 26 novembre 2017. Et cela dans le cadre de l’évènement Conakry Capitale Mondiale du Livre.

La salle de spectacle Momo WANDAL était comble de grandes personnalités de l’écriture N’ko  et quelques membres du gouvernement  notamment Dr Moustapha Koutoubou SANO, tous venus pour  valoriser nos langues nationales à travers l’écriture N’ko  à l’occasion de cette journée.

Les cantiques religieuses, des récitals dans la langue n’ko ont été faites à l’ouverture de la cérémonie, suivie d’une présentation de tous les grands invités et personnalités présents dans la salle. Comme inscrit dans l’agenda des organisateurs, deux discours ont été lus dans la langue n’ko et français. Dans son allocution lue dans la langue du Molière, Moussa Balandou DIALLO a donc profité de ce 30eme anniversaire pour faire un portrait abrégé d’Elhj Solomana KANTE en ces termes ‘’Il est né en 1922 dans la région de Kankan, à l’âge de 19 ans suite à la mort de son père, solomana KANTE s’occupe d’abord du grand centre coranique de son papa et avant de rejoindre la Cote d’Ivoire en 1942…

Et c’est le 14 avril 1949 qu’il parvient à créer son propre alphabet baptisé N’ko après plusieurs essais en arabe et en latin.’’ A-t-il soutenu

L’alphabet n’ko est non seulement reconnu sur le plan international  par  UNESCO mais aussi dans l’araigne informatique comme la création d’un convertisseur.  Pourtant malgré d’énormes succès enregistrés, d’autres perspectives sont envisagées au cours des 30 Années à venir. Notamment L’élaboration d’une tablette de marque guinéenne qui incorpore le N’ko par une société guinéenne appelée Continental Soft, ce qui offre la possibilité d’apprendre par la méthode autodidactique le n’ko sans contrainte. Le projet d’élaboration du traducteur n’ko au sein de la société Microsoft, sont entre des grandes ambitions des savants de n’ko.

En Guinée les jeunes ne s’intéressent pas assez à cette forme d’écriture et Mohamed Lamine KEITA un membre de l’académie n’ko interpelle la jeunesse à valoriser les langues nationales. Reste à savoir si cet appel tombera dans des bonnes oreilles car certains ont le complexe même de s’exprimer dans leur langue locale.

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